Aujourd’hui en commission réunies de la Défense et des Relations extérieures de la Chambre, nous avons débattu du déploiement de détachements militaires belges à bord de navires marchands lorsqu’ils passent au large des côtes somaliennes qui regorgent de pirates hyperactifs.
Je ne vais pas vous faire le compte rendu du débat qu’on peut lire sur le site de la Chambre.
La Belgique en envoyant sur place la frégate Louise-Marie et deux détachements qui peuvent prendre positions sur les navires marchands belges qui le souhaitent a une attitude proactive compréhensible par rapport à la gravité du phénomène et aux risques pour le commerce international et le commerce belge en particulier mais aussi en raison de l’attaque de bateaux humanitaires par les pirates.
Il faudra bien sûr trouver des solutions structurelles au chaos et à la violence endémiques qui règnent en Somalie depuis 25 ans. Mais pour avoir été plusieurs fois en Somalie comme médecin sans frontières, je pense que ça prendra du temps.
Ce qui n’empêche pas de s’y attaquer tout de suite en tentant de consolider l’embryon de gouvernement en place à Mogadiscio.
Par contre, on ne peut que regretter la confusion et la dispersion qui règnent dans la réponse internationale à la piraterie dans le golfe d’Aden.
Il y a en même temps et sur la même zone un déploiement de l’OTAN (Maritime Standing group), une opération de l’Union européenne (Atalante, dont fait partie notre frégate Louise Marie), des stratégies individuelles de certains pays européens mettant des soldats sur les navires marchands (Belgique, France,…) , des interventions autonomes d’autres états (Chine, Etats-Unis,…), une opération de l’OUA autour de Mogadiscio, les interventions de firmes de sécurité privées comme Aart Security, la présence de l’armée éthiopienne ,…
Bref, une implication forte d une myriade d’acteurs publics, privés, nationaux, européens, ou internationaux qui opèrent dans la confusion la plus totale sur le plan de la stratégie et du commandement.
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