Bien sûr, dès le 8 juin, les partis qui auront gagné les élections tenteront de former des accords de gouvernement pour les régions et les communautés du pays. Il faudra trouver des majorités fortes, cohérentes, capables d'affronter les défis régionaux: éducation, emploi, environnement, énergie, bonne gouvernance,... Je me bats pour que le cdH en soit. Parce que je suis convaincu que nous avons un excellent bilan et que nous devons poursuivre les efforts entamés sous la législature qui s'achève.
Au niveau européen, les 734 nouveaux députés apprécieront les nouveaux rapports de force entre les principaux partis. Des raliements et des défections auront lieu. Chacun des grands partis aura ses "infréquentables" pour reprendre un terme à la mode. Des eurosceptiques, des nationalistes ou des populistes. On nous en annonce en progression dans plusieurs pays. Il faudra vérifier à quel point ces "infréquentables" ne corrompent pas l'identité même de leur parti. Et agir en conséquence.
Ces députés européens se choisiront un nouveau président du Parlement et approuveront, ou non, la nouvelle Commission proposée par le Conseil. Ils devront affronter les défis importants que constituent la crise économique et financière, la crise climatique et la ratification du Traité de Lisbonne.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, les dossiers les plus chauds, les plus explosifs, les plus immédiats pour les Belges sont ailleurs. Ils sont principalement du ressort du gouvernement et du parlement fédéral belge. Deux questions incontournables et monumentales seront sur la table des responsables fédéraux dès le 8 juin: la gestion de la crise économique et sociale avec un budget de l'Etat dans les chaussettes et l'avenir institutionnel de la Belgique avec un dossier BHV qui risque bien d'exploser au Parlement dans les mois qui viennent.
Il faudra beaucoup de sang froid, de sens de l'intérêt général, de volonté de préserver l'avenir et la prospérité du pays aux responsables politiques à tous les niveaux pour éviter l'embardée. De nouvelles élections fédérales ne représentent pas une solution par rapport à ces deux dossiers chauds, chauds, chauds. Cela créerait une nouvelle (longue) période d'incertitude et cela profiterait au courants séparatistes du nord du pays. Cela ne résoudrait rien. Ce que les citoyens attendent ce sont des responsables politiques qui assument des décisions difficiles pour le bien-être de l'ensemble de la population sans créer d'instabilité supplémentaire. Au cdH, c'est notre ligne de conduite.
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