28/05/2007 dans Carnet de campagne, Clips vidéo de présentation du programme | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Bien, le film d'Al Gore. Très bien même. Efficace, émouvant, précis dans les constats. Je ne l'avais pas encore vu. J'ai eu le plaisir d'assister à sa projection deux fois de suite cette semaine grâce aux hasards de la campagne électorale et des soirées sur l'environnement où je suis invité à débattre avec mes concurrents politiques. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de le visionner, je vous le recommande, surtout si vous avez un gros 4x4, que vous le prenez le matin pour aller chercher le pain à 200 m de la maison, que vous avez du simple vitrage aux fenêtres et que vous chauffez à 25° toute l'année avec une vieille chaudière à charbon. Si vous ne vous déplacez qu’à vélo, que vous buvez exclusivement l’eau du robinet, que vous vivez dans une maison passive, que vous ne mangez que des carottes bio et le lait de vos brebis, et que vous vivez en autarcie, allez quand même le voir, la lecture du DVD ne produit que quelques grammes de CO².
Bon documentaire donc, mais malgré tout un goût de trop peu. Il se termine par des recommandations faiblardes, du genre "il faut stabiliser les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis". Autant proposer à un cirrhotique de stabiliser sa consommation de 2 litres de rouge par jour en espérant qu’il guérira.
C’est d’ailleurs un constat qu’on peut faire en Belgique. L’alerte est donnée, le tocsin sonne, mais rien ne change vraiment radicalement. Bien sûr certains responsables politiques, certains habitants du Royaume, certaines entreprises prennent des initiatives : panneaux solaires, éoliennes, voitures hybrides, cogénération, font petit à petit leur apparition. Et la Wallonie n’est pour une fois pas à la traîne grâce à nos bons Ministres cdH Lutgen et Antoine et leur plan « Air-Climat » en 82 mesures. Ce n’est pas rien. C’est même très bien, surtout quand on voit ce qu’ECOLO réalise quand il est au pouvoir.
Mais tout cela ne semble pas vraiment faire le poids par rapport aux dérèglements climatiques : en Belgique, le mois d’août s’invite en avril, l’Espagne est dévastée par des torrents de boue, les forêts américaines brûlent. Les superlatifs s’invitent aux prévisions météo chaque soir à la télé. Tout se passe comme si chacun doutait encore des prévisions catastrophiques des climatologues. Pourtant le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de tenir trois conférences aux conclusions très claires : oui, la planète se réchauffe rapidement et cela va bouleverser les écosystèmes (conférence de Paris), oui l’activité humaine est responsable de ces bouleversements (conférence de Bruxelles), oui on peut changer la donne si on diminue drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre (conférence de Bangkok).
Ce qui manque c’est un plan avec des objectifs précis, à court et à long terme, où l’impact et l’efficience de chaque mesure (mobilité, industrie, bâtiments) est calculé et mesuré, où l’on arrête de parler en pourcentage par rapport à 1990 (personne ne comprend un indicateur aussi abstrait), mais en tonnes d’émissions de carbone par an et par habitant et où l’Etat et les collectivités (écoles, administrations, universités, hôpitaux,…) montrent l’exemple. Bon, on disait que le prochain gouvernement saura y faire.
27/05/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Il y a un exercice auquel peu de candidats échappent : la distribution de tracts sur les marchés. Un des lieux privilégiés pour venir au contact de l’électeur potentiel. Un des rares endroits où les gens ont le temps, et s’arrêtent volontiers quelques instants pour interroger le candidat-peut-être-futur-élu. Donc je m’y suis collé ce week-end. Samedi matin, beau temps, joli marché à la place Dumon. Ambiance sympa, les gens me reconnaissent, m’abordent spontanément, ce qui n’est pas toujours gagné. Du coup ç’est détendu, agréable. De brefs échanges s’installent au milieu des cabas remplis de fraises pour les confitures, de fleurs à replanter et de légumes à cuire. « Que faites-vous contre les avions ? Vous êtes pour l’immigration ? Comment allez-vous faire avec Leterme ? C’était bien le Cambodge ? Dites, j’espère que votre première priorité, c’est l’emploi ! Il faudrait bloquer les loyers, cela devient intenable ». Il y a les petites phrases qui font plaisir du genre « ah, celui là je l’aime bien » celles qu’on n’évite pas toujours du genre « tous les mêmes, on ne les voit qu’à la veille des élections », les inattendues « je voterai pour celui qui réinstaurera les courses hippiques à Boisfort », les dragueuses « tiens voilà l’homme aux beaux yeux », les comiques « si vous instaurez la sieste obligatoire, je vote pour vous », les moins drôles « je viens de me faire virer, vous auriez un boulot pour moi ? ». Il y a là les joies et les angoisses de la vie de tous les jours. Et le politique que je suis n’a pas réponse à tout.
26/05/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Aujourd'hui sur un marché d'Ixelles, une femme âgée vient à ma rencontre. Elle pose son sac de courses à mes pieds, me sourit. "Vous savez docteur, me dit-elle, je n'y arrive plus. J'ai une pension de 700 € par mois et je dois payer pour 180 € de médicaments tous les mois. Je souffre de polyarthrite et de douleurs à la tête. Les médicaments m'ont causé un ulcère à l'estomac que je soigne aussi. Je vis seule et personne ne m'aide".
Si je raconte cette histoire, c'est parce qu'elle n'est pas exceptionnelle. De plus en plus de personnes âgées, des femmes surtout, vivent seules, avec une toute petite pension, et des dépenses de santé de plus en plus lourdes. Notre société a laissé se creuser progressivement les revenus entre les actifs et les personnes pensionnées. Nous avons les pensions parmi les plus basses d'Europe. Dans le même temps, les dépenses de santé pour les personnes âgées, dont 40% souffrent de maladies chroniques, sont de plus en plus supportées par les malades eux mêmes. Il est temps de revaloriser nettement les petites pensions et d'imposer un moratoire sur le glissement progressif des dépenses de santé de l'Etat vers les malades. Il est temps de traiter nos aînés avec respect. Pour réussir cela, pour financer des soins de qualité et des pensions dignes, nous n'avons pas d'autre choix que de faire en sorte que plus de personnes travaillent plus longtemps, au moins jusqu'à 60 ans, si possible 65 ans. C'est à ce prix que nous permettrons aux moins nantis d'entre nous d'être bien soignés en cas d'accident ou de maladie et de vieillir dans des conditions décentes.
24/05/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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16/05/2007 dans Carnet de campagne, Clips vidéo de présentation du programme | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Samedi 12 mai, dépôt des listes pour l’élection à la Chambre dans la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde au greffe du tribunal de Bruxelles.
Entrée par la porte latérale, rue aux Laines. 20 partis politiques font la file d’attente pour présenter leur liste de candidats. Il y a un peu de tout, de l’extrême droite à l’extrême gauche. On s’ignore ou on se salue, voire plus si affinités. Il y a les grands partis, les plus confidentiels et les petits nouveaux. Chaque parti se voit attribuer une lettre de l’alphabet désignant l’ordre dans lequel son dossier de présentation et la liste de candidats seront examinés. En attendant, on traîne un peu le long des immenses couloirs lugubres du Palais déserté pour cause de week-end. Puis notre tour arrive. Je suis avec Eric Poncin, Secrétaire Général du Parti et Céline Frémault, députée bruxelloise. Nous entrons dans une bibliothèque austère avec des rayonnages jusqu’au plafond et une greffière examine aimablement notre dossier. Par goût de la conversation, je lance ce que je crois être une évidence triviale. « C’est la bibliothèque du Palais de Justice ? » fais je en admirant les rangées d’ouvrages reliés en cuir ouvragé qui montent sur plus de six mètres de hauteur. « C’est une des dix-sept bibliothèques du Palais » corrige notre greffière.
« Dix-sept ? »
« Oui, oui, dix-sept ! Vous ne croyez tout de même pas que le Président de la Cour de Cassation pourrait consulter un document assis à côté d’un Juge de Paix ? ». Dix-sept bibliothèques dans un seul Palais de Justice. A l’échelle de la Belgique, en multipliant les bibliothèques par les Palais de Justice, ça nous fait …bonbon.
Je me dis tout à coup qu’il y a sans doute encore du chemin à faire pour réformer notre bon vieux système judiciaire. Si au cdH, la Présidente avait sa bibliothèque, les Ministres leur bibliothèque, les parlementaires une autre, les collaborateurs encore une autre, etc., ça ferait un peu désordre. C’est promis, dès que je suis élu, j’en touche un mot au nouveau Ministre de la Justice. On pourrait peut-être passer à seize ?
14/05/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Hier débat politique à l’école du Sacré Coeur à Koekelberg
Il y a à Bruxelles des écoles qui sont abonnées aux débats politiques entre représentants de partis démocratiques. Ce sont souvent des écoles de l’enseignement libre (Saint Dominique à Schaerbeek, Mater Dei et Don Bosco à Woluwé St Pierre, St Michel à Etterbeek,…). Des écoles en général renommées, qui forment les élites de demain et invitent les responsables politiques à exposer leurs idées devant un public d’élèves informés, attentifs et critiques. A Koekelberg, hier, le scénario était inhabituel. Le public était constitué d’une cinquantaine d’élèves de 16 à 21 ans, tous enfants d’immigrés du sud de la Méditerranée, les filles majoritairement voilées sur les bancs de gauche, les garçons sur les bancs de droite, en rangs serrés, chahuteurs et goguenards, sous une tente à grosses rayures bleues et jaunes dressée pour l’occasion dans la cour de l’école. Il y avait un côté messe de village au dix-neuvième siècle à cette scène là. Sur l’estrade, les représentants des 4 partis traditionnels, cdH, PS, ECOLO et MR, plus le PTB. La veille, le professeur qui organisait la rencontre m’avait téléphoné pour m’informer de la présence du PTB. Comme le PTB, pour des raisons compréhensibles, est rarement invité à ce genre de débats, j’avais osé un « ah bon le PTB ? ». « Oui, bien sûr » avait répondu le prof avec une intonation de voix qui indiquait assez son affection pour ce parti d’extrême gauche. Le débat a débuté classiquement par la présentation par chaque candidat du programme de son parti. A la fin des exposés, seul le représentant du PTB a bénéficié d’applaudissements. Nourris et accompagnés de cris de soutien. Il m'avait plutôt semblé qu'il avait dit quelques bêtises, mais soit. Puis, de manière surprenante, un élève s’est levé et m’a interpellé : « le Professeur nous a dit en classe que le cdH avait peur de tout, est ce que c’est vrai ? ». Amusé, j’ai fait répéter la question. J’avais bien entendu. Rires sur tous les bancs. Cette sortie était d’autant plus surprenante, que j’avais auparavant plaidé fort logiquement comme représentant d’un parti d’opposition pour un changement radical de politique. Légèrement ahuri mais égayé par la question, je me retourne vers le professeur, embarrassé, à qui je demande s’il est exact qu’il ait parlé du cdH en ces termes. Il bafouille, je lui dis « il faut assumer maintenant », il finit par confirmer. Le reste du débat démontre que la préparation faite au préalable par le professeur devait être assez particulière. Fin de la cérémonie, tout le monde remercie, on se lève, et hop, le représentant du PTB sort une pile de tracts de son sac et les distribue aux élèves. En complète violation du pacte scolaire… Le professeur s’est empressé de proposer aux autres représentants de partis de lui envoyer leur programme afin qu’il le distribue en classe.
Je suis sorti de là avec le sentiment d’avoir servi de faire valoir à un professeur qui avait invité son pote du PTB à venir vendre sa soupe dans une école qui pourtant méritait mieux en guise d’introduction au débat politique et aux enjeux de notre société que la prose post-stalinienne d’un représentant cryptocommuniste. La campagne électorale est une sacrée leçon de choses.
11/05/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
07/05/2007 dans Carnet de campagne, Clips vidéo de présentation du programme | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
07/05/2007 dans Carnet de campagne, Clips vidéo de présentation du programme | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Le Soir publie aujourd'hui un sondage qui donne le cdH en nette hausse en Wallonie (+ 3,7% par rapport aux élections fédérales de 2003) et à Bruxelles (+ 3,5%). Bien sûr ce sont des intentions de votes, pas encore des votes réels. Mais je me dis qu'une bonne nouvelle est toujours bonne à prendre et que mes chances personnelles de siéger viennent de faire un petit pas en avant. Cela dit, les sondages, il y en a beaucoup, trop sans doute. On finit par accorder plus d'importance aux sondages qu'aux programmes des candidats ou des partis ou au bilan du gouvernement. Et le soir des élections on n'est pas à l'abri de surprises. Personnelllement, je pense que les sondages ne devraient plus perturber les dernières semaines de campagne. Même s'ils sont bons...
30/04/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
On the road again ! Il n’y a pas qu’en France qu’on vote ces temps ci. En Belgique aussi, le 10 juin prochain, nous renouvellerons le parlement fédéral et donc le gouvernement belge. C’est pas dommage. Quel immobilisme depuis des années. Une législature pour rien, une législature de trop entre libéraux et socialistes qui se regardent en chiens de faïence.
Avec d’abord un problème lancinant qui désespère les jeunes (et les moins jeunes) : le chômage et le faible taux d’emploi. Nos voisins réussissent à faire baisser le chômage, pourquoi pas nous ? Il n’y a pas de fatalisme en la matière, il n’y a qu’un manque d’ambition.
Et une autre urgence qui s’impose à nous : la planète qui chauffe. Pas seulement au sens figuré, avec le terrorisme ou les conflits en Afrique, au Proche ou au Moyen Orient, mais aussi au sens propre. Le climat qui n’en peut plus. Gros défi aussi celui-là. A relever sans attendre.
Et d’autres questions aussi qui sont liées aux précédentes : notre qualité de vie, notre protection sociale, l’éducation, le respect que chacun mérite. Et un Etat économe, efficace, impartial, résolument proeuropéen. Bref les thèmes ne manquent pas. Je me bats donc pour être élu à la Chambre et porter ces sujets. Car le monde change et nous devons évoluer, anticiper, progresser. Je suis 2ème suppléant sur la liste du cdH. C’est jouable. Cela dépendra du score de la liste, de la composition du gouvernement, mais aussi et surtout, de mon résultat personnel, donc de vos suffrages. Disons donc que je compte sur vous. Et ce carnet de campagne que je démarre aujourd’hui nous permettra de dialoguer, me permettra de vous dire mes propositions, d’entendre les vôtres. Je traiterai en priorité 4 types de sujets : l’emploi, car le chômage massif en Belgique francophone est choquant, l’environnement car le temps presse pour éviter les catastrophes, les questions internationales car je les connais particulièrement bien, la santé car je suis médecin. Mais vous avez peut-être d’autres préoccupations ou des questions précises à me poser. Ce blog est fait pour ça, pour répondre à vos questions, pour entendre votre voix. Car la démocratie, c’est avant tout la possibilité pour tous d’exprimer ses propositions et de les faire triompher.
23/04/2007 dans Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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